06.06.2009
Fin de campagne.
La campagne pour les élections européennes s’achève et je m’apprête à glisser mon bulletin « Alliance Royale » dans l’urne, dans un bureau de vote du Chesnay : c’est une grande joie pour moi de faire ce simple geste qui apparaît pourtant bien anodin et qui, en même temps, est porteur d’un sens fort, et pas seulement symbolique. Certains argueront que ma voix ne comptera guère, perdue dans le flot de bulletins des grands partis : mais, plus que ma voix, c’est ce qu’elle signifie qui importe, et là, il n’y a pas d’ambiguïté possible ! Le titre exact de la liste monarchiste est « Une France royale au cœur de l’Europe » : n’est-ce pas tout ce qu’il y a de clair ?
Au-delà de mon vote, il y a cette liste que j’ai l’honneur de mener dans la circonscription « Ouest » qui compte 13 départements du Poitou-Charentes, des Pays de la Loire et de Bretagne. J’ai sillonné les routes de Bretagne, de Mayenne et de Loire-Atlantique pour coller des centaines d’affiches et des milliers d’autocollants, distribuer des milliers de tracts, répondre à quelques journalistes, écouter les citoyens et leur présenter les idées monarchistes, du marché des Lices à Rennes à ce restaurant routier quelque part en Mayenne… Ah, bien sûr, je n’ai pas eu très souvent les honneurs de la presse et je n’ai pas pu faire tout ce qu’il m’aurait fallu faire pour espérer emporter un siège, mais cette campagne qui touche à sa fin m’apprend beaucoup, et me motive pour m’enraciner à nouveau, politiquement parlant, en Bretagne et en particulier sur la Côte d’émeraude et le pays rennais : il me semble bien que le royalisme peut y trouver un certain écho favorable et y espérer un renouveau…
Etudier ! Travailler ! Proposer ! Agir ! Les prochaines années s’annoncent chargées mais prometteuses : le royalisme doit désormais devenir, à nouveau, un élément du paysage politique et un acteur du temps électoral, sans oublier d’être et de rester lui-même.
Ce blogue, un peu délaissé faute de temps disponible ces dernières semaines, va revenir à une respiration plus régulière dès la semaine prochaine : je vais, au-delà des notes d’actualité, travailler à approfondir mes propositions sur des thèmes politiques, sociaux, environnementaux… Car le royalisme ne peut être crédible que si, au-delà de la critique des institutions, il est capable de proposer des réponses viables aux questions que se posent nos concitoyens et de les présenter, non pas du fond d’une bibliothèque mais au contact de ce que l’on nomme, parfois sans bien le définir, le « pays réel ».
00:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, alliance royale, vote, ouest, bretagne, réflexion, france royale.
31.05.2009
Ma tribune pour "Ouest-France".
Mon blogue a, ces derniers temps, ralenti son activité : il est vrai que l’actuelle campagne électorale royaliste, conjuguée avec une fin d’année scolaire toujours chargée de corrections ultimes, ne me laisse guère le loisir d’écrire. Aussi, voici ci-dessous le texte que j’ai écrit à la demande du quotidien « Ouest-France » qui, comme à toutes les têtes des listes présentes aux élections européennes du 7 juin prochain, m’offre une « tribune », certes limitée (à 1.800 signes, espaces compris) mais évidemment bienvenue pour un mouvement royaliste qui, aujourd’hui, n’a pas la chance d’avoir d’accès régulier aux médias.
Evidemment, ce court texte est destiné à attirer l’attention des lecteurs et il mériterait des pages et des pages de développements et d’explications, voire de nuances, mais je le livre tel que je l’ai rédigé : j’admets qu’il est insatisfaisant, mais j’assume ! Il sera bien temps, dans quelques semaines, quand la campagne électorale sera terminée, de reprendre tout cela et de l’approfondir : il y a tant à dire ! Pour l’instant, je suis dans l’action de terrain, j’écoute les témoignages et les doléances, et je présente les idées monarchistes… Pas toujours simple, et, en tout cas, fort prenant…
Tribune de l’Alliance Royale : Une France royale au cœur de l’Europe.
Aujourd’hui la crise frappe durement les populations française et européennes. En France, le chômage augmente dramatiquement et la situation sociale s’aggrave, en particulier pour les plus faibles.
Face à cela, que font MM. Barroso, Trichet et leurs soutiens libéraux et sociaux-démocrates ? En fait, au lieu de proposer des solutions concrètes, ils poursuivent la « libéralisation » de nos économies au nom de la « libre concurrence » en même temps qu’ils veulent réglementer notre vie, notre alimentation, notre pensée…
Cette « Europe légale », celle de la Commission et des experts qui, pourtant n’ont rien prévu ni compris, ce n’est pas l’Europe des réalités, des familles, des citoyens, celle que nous aimons, celle des amitiés et des souverainetés.
Aussi, pour (re)fonder une Europe des solidarités et des coopérations entre Etats souverains, une Europe confédérale respectueuse des nations ; pour protéger nos entreprises, nos emplois, notre cadre de vie et de travail, notre environnement et la biodiversité, terrestre comme marine ; pour promouvoir la francophonie ainsi que les cultures régionales qui font la richesse et la beauté de la France et de l’Europe ; l’Alliance Royale propose, au-delà des solutions conjoncturelles, une véritable transformation structurelle des institutions, pour que la France soit capable de défendre sa liberté et celle de ses amis, en Europe comme ailleurs, mais aussi ses intérêts et son rôle dans le monde, rôle de médiation et d’action : une nouvelle Monarchie française, levier institutionnel pour rendre la parole à la France et, par une diplomatie libre et active, ouvrir de nouvelles perspectives européennes.
Jean-Philippe Chauvin.
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27.05.2009
Campagne électorale dans l'Ouest.
Je viens à nouveau de passer plusieurs jours sur « ma » circonscription, celle de « l’Ouest », entre corrections de copies (nombreuses), affichages sur les panneaux électoraux, rencontres avec mes amis et les électeurs, et entretiens avec les médias, radiophoniques ou écrits, avec des fortunes diverses…
En tout cas, cette campagne me permet d’approfondir mes réflexions sur un thème peu traité par les monarchistes en tant que tel, l’Europe, mais aussi sur les perspectives du combat royaliste dans un monde globalisé, apparemment si contraire à ce que les royalistes prônent ou espèrent. C’est aussi l’occasion de connaître de nouveaux dossiers, d’appréhender de nouvelles idées, de peaufiner nos argumentations, voire de les remettre sur la table de travail. En somme, cette campagne est une bonne occasion de se confronter aux réalités, même si elles peuvent nous sembler peu favorables.
Cela veut-il dire, au nom d’un illusoire principe de réalité qui se voudrait intangible, ne pas remettre en question certaines de celles-ci ? Bien sûr que non ! Si, aujourd’hui, la réalité des institutions françaises est républicaine, cela ne doit pas empêcher de les critiquer et de vouloir les remplacer par d’autres institutions plus appropriées aux défis contemporains.
Mais les journées trop courtes ne me laissent guère le loisir de tout noter et d’en tirer autant de textes pour ce blogue que je le souhaiterai : il faudra, veuillez m’en excuser, attendre encore un peu… Pourtant, que de thèmes ai-je eu l’occasion d’aborder avec les journalistes qui ont eu la sympathique idée de m’interroger sur les idées monarchistes ! Que de discussions, parfois passionnées, avec des passants (et pas seulement des électeurs) à qui je tendais mon tract du jour ! Que d’anecdotes aussi, comme celles de l’Italien heureusement surpris de trouver des royalistes à Rennes et me félicitant avant de m’expliquer qu’il était sympathisant du journal monarchiste « Italia reale » (Italie royale), ou celle de ce conducteur quadragénaire qui, alors que je collais des affiches avec une belle France fleurdelysée dans le petit village de Saint-Domineuc, s’est arrêté quelques secondes pour me crier un clair « Bravo » et un non moins clair et tonitruant « Vive le Roi ! », ou encore cette rencontre improbable avec un cafetier « grande gueule » me parlant de la vie avec une gouaille toute… « parisienne »… Ou encore, lundi dernier, ces affichages sous une pluie battante sur des panneaux électoraux que j’étais le premier à honorer, comme à Lancieux, mon « village de cœur », et ma brosse de collage qui, évidemment, me lâche en plein milieu de l’effort…
J’ai aussi quelques souvenirs moins drôles, voire même assez rudes, mais je les garde pour moi.
En tout cas, quoiqu’il en soit, je suis heureux de faire cette campagne monarchiste : je suis persuadé que le rôle des royalistes n’est pas de rester à bouder au bord de la route ou de ruminer de vieilles nostalgies poussiéreuses, mais qu’il est de servir, concrètement, la cause de notre pays et de ce que l’on souhaite de mieux pour lui et ses habitants. Bien sûr, faîtes-moi confiance pour ne pas m’arrêter après cette élection : jusqu’au Roi, décidément !
23:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, campagne, alliance royale, anecdotes, royalisme.
13.05.2009
Elections européennes parasitées ?
Je reviens d’un long ouiquende de campagne électorale, avec son cortège de distributions de tracts, de la main à la main ou sous les vitrines des commerces (de Rennes à Lorient), d’affichages et de collages d’autocollants, de discussions parfois passionnées, de rencontres improbables ou de retrouvailles… Cela ne me laisse pas beaucoup de temps pour entretenir ce blogue !
L’intérêt d’une campagne électorale monarchiste n’est pas exactement dans le décompte final des voix, pour l’heure peu nombreuses, mais dans l’obligation faite aux royalistes de sortir de leur « réserve » (au double sens du terme…) et du seul monde des idées. Car une campagne oblige à « convaincre », ou, au moins, à tout faire pour cela et, donc, à préciser le message et les analyses politiques, les propositions, le discours, mais aussi, surtout, à « aller au contact » des populations, et pas seulement des électeurs potentiels : cela oblige, pour ceux qui s’en seraient trop éloignés pour des raisons diverses, à retrouver le terrain, parfois rude, des réalités humaines, sociologiques, économiques, politiques. Il ne s’agit pas d’avoir des réponses à tout, bien sûr, mais d’être sérieux, rigoureux dans le traitement des questions posées (mon Dieu, voilà que je me remets à parler comme un prof !), et de savoir aussi écouter, réfléchir, discuter.
Je trouve d’ailleurs que ces campagnes électorales, au-delà de la course perpétuelle après le temps et de la fatigue qu’elles procurent, sont néanmoins une respiration politique nécessaire et pas seulement pour le royaliste que je suis, mais pour tous les mouvements qui se soumettent à ce rituel démocratique : bien sûr, ce sont aussi des moments de tension, de compétition, parfois de rage, et le tissu national peut s’en trouver, en particulier dans notre République fondée sur la « grande brisure révolutionnaire », déchiré, ne serait-ce que (dans le meilleur des cas) momentanément. Mais n’est-il pas déjà une véritable « marqueterie » de tissus différents et multicolores, aux coutures parfois grossières ?
Ce risque de déchirement national alimente le discours monarchiste depuis ses origines et les royalistes s’en servent pour prôner, logiquement, l’établissement d’un Etat dégagé de ces conflits épisodiques et capable d’assumer et d’incarner l’unité nationale et l’arbitrage entre les différentes forces concurrentes, voire antagoniques.
En effet, la Monarchie ne supprime ni les partis ni leurs luttes incessantes, mais en préserve la tête, la magistrature suprême de l’Etat, et c’est là le plus important. De plus, dans la tradition politique française, cela ne fait pas du Roi un simple spectateur, mais bien plutôt un véritable arbitre, capable de prendre et de rendre des décisions, mais aussi d’impulser de véritables politiques publiques et de les garantir dans la durée, par la continuité dynastique.
La République, avec sa présidence remise aux enchères électorales tous les 5 ans, n’offre pas le même apaisement, et le fait que la campagne électorale des européennes se déroule sur des thèmes finalement très franco-français et éminemment républicains (« pour ou contre Sarkozy ? ») le prouve à l’envi ! C’est d’ailleurs aussi ce dont se désolaient certains participants à la « journée de l’Europe » rennaise de samedi dernier à laquelle je me suis rendu en tant que candidat royaliste, tête de liste « Alliance Royale » dans l’Ouest.
Ainsi, au cœur même de la campagne européenne, le message royaliste, même s’il ne trouve pas toujours son public électoral, a de nombreuses et fortes raisons à développer. Au fil des discussions, les arguments que j’utilise s’affinent, se précisent, et, de plus en plus, je suis amené à insister sur le fait que la Monarchie libérerait les élections du seul objectif des partis et de quelques politiciens, celui de « conquérir le Pouvoir ». Lorsque l’Etat est royal, qu’il se transmet par le simple fait naturel de la suite des générations, les élections sont alors d’autant plus libres que « la première place est prise ». Ainsi, la Monarchie en finirait, si elle régnait en France, avec cette « arrière-pensée présidentielle » qui, aujourd’hui, parasite la campagne actuelle, comme elle parasitera, l’an prochain, les élections régionales, et les autres… Cela permettrait d’aborder les débats politiques et les campagnes électorales sans se tromper sur leur sens et leur portée véritables !
00:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, monarchie, campagne électorale, royalistes, sarkozy, république.
23.04.2009
Le piège de l'abstention.
Je poursuis actuellement ma campagne monarchiste pour les élections européennes en sillonnant les routes de Bretagne : lundi sur la Côte d’émeraude ; mardi dans le Morbihan et le Finistère ; hier mercredi à Dinard et, bien sûr, à Rennes… Mais il faut être franc : les élections européennes, malgré leur proximité (dans un peu plus de six semaines), n’intéressent pas nos concitoyens ni, d’ailleurs, les partis politiques qui font des campagnes « a minima ». Même chose pour la presse qui, dans la plupart des cas, ne consacre que (très) peu de lignes aux débats européens, et encore ! Et ce soir, regardant d’un œil distrait les informations télévisées, là encore, pas un mot sur les européennes !
Pourtant, si l’on regarde le fonctionnement des institutions françaises et européennes, il faut bien constater qu’une grande partie des lois adoptées par le Parlement français n’est que l’adaptation de directives européennes : entre 70 % selon un responsable socialiste entendu l’autre jour à la radio et 80 % selon les affiches des souverainistes aperçues à Rueil-Malmaison… Ainsi, sans forcément s’en rendre compte, notre pays ne s’appartient plus totalement, législativement parlant. Cette « dépossession » est-elle une bonne chose ? J’en doute mais je constate qu’elle ne semble pas effrayer la classe politique de notre pays, bien plutôt tétanisée par l’idée que l’on puisse remettre en cause une construction européenne qui apparaît « dans le sens (unique ?) de l’histoire », mais qui se fait, en fait, au nom de « l’économique d’abord » (au risque d’imposer au politique des critères qui ne sont pas autre chose que « libéraux »)…
Or, la politique ne peut être l’acceptation de ce que certains comprennent comme une fatalité inéluctable : car la politique cela devrait être la décision, celle qui s’applique aux puissances économiques, celle qui arbitre et tranche au-delà des intérêts particuliers et partisans !
Si les élections européennes sont abordées avec tant de discrétion par les grandes forces partisanes politiques, n’est-ce pas parce que « l’Europe légale » à laquelle elles appartiennent (bon gré mal gré) ne tient pas trop à ce que les électeurs des 27 nations de l’Union européenne bouleversent les équilibres politiques du Parlement européen, Parlement aujourd’hui largement acquis aux principes de cette « dépossession » des citoyens au profit d’une « volonté générale » qui s’imposerait à tous, parlements nationaux comme populations des 27 pays ?
Il ne faut pas y voir un complot, mais bien plutôt une simple stratégie profitable aux intérêts d’abord économiques qui dominent par le biais des groupes de pression (qui se livrent à ce que d’aucuns nomment le « lobbying ») les institutions européennes, et principalement le Parlement et la Commission de Bruxelles. Ce n’est que la reprise de la stratégie de la « Constituante » de 1789 dont les premières mesures visèrent à émanciper les élus et leurs exercices parlementaires de ceux qui les avaient désignés pour les états-généraux (toujours au nom de la fameuse « volonté générale » qualifiée alors de « souveraineté nationale »…), et à éloigner les peuples de France de la politique législative active par la limitation du suffrage : si les procédés sont différents aujourd’hui, l’intention reste la même. Et Bruxelles est si loin, l’Europe si complexe, nous dit-on, sourire en coin…
Ainsi, en permettant à l’abstention d’être la plus visible des attitudes électorales, la Démocratie européenne, cette « Europe légale » dont je me méfie fortement, se donne les mains libres pour agir et légiférer au nom de tous, y compris des « absents du suffrage » : or, en Démocratie, peu importe le nombre d’abstentionnistes, ils ne comptent pas, ils ne pèsent aucunement, ils sont invisibles et n’ont plus le droit à l’expression dans les institutions parlementaires. Ils sont le vide que ceux qui se sont exprimés par le suffrage comblent, la Démocratie, comme la nature, ayant horreur du vide et ayant vocation à le nier…
L’abstention est, en fait, un allié de « l’Europe légale ». Mais elle n’est pas la seule, et son contraire n’est pas forcément son ennemie, bien évidemment.
Il n’est pas facile de surmonter ce dilemme, mais il faut trouver (et prendre) les moyens de penser à des institutions qui organisent différemment l’Union européenne, permettant à « l’Europe réelle » de se réaliser sans, pour autant, céder à la démagogie ou à la facilité, ce qui serait la pire des impasses et entraînerait, à terme, la perte même de ce que veulent conserver les Etats et les peuples constitués en nations.
01:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, abstention, europe légale, europe réelle, piège, bruxelles.
16.04.2009
Mon intervention sur RMC.
Mardi 14 avril, alors que j’étais dans ma voiture, j’entends l’introduction de l’émission « Les Grandes Gueules » sur la radio RMC qui évoque les prévisions d’une forte abstention aux élections européennes et l’ignorance de la plupart des citoyens des pays de l’Union quant à la date d’icelles : deux tiers de ceux-ci annoncent qu’ils n’iront pas voter, et 16 % seulement connaissent la date des élections européennes de juin… Un véritable camouflet pour la Démocratie européenne !
Selon le même sondage publié dans le journal « Libération » du lundi 13 avril, seulement 45 % d’Européens font confiance au Parlement européen (- 6 points en 6 mois) ; 42 % à la Commission (- 5 points) ; 39 % à la Banque Centrale Européenne (- 9 points). Pas vraiment l’amour fou pour les institutions de l’Union Européenne ! Une véritable claque pour « l’Europe légale » !
« L’occasion fait le larron », dit le proverbe et, au regard du sujet évoqué qui ne pouvait manquer de m’intéresser, je prends alors mon téléphone et contacte la station de radio : ainsi, vers 13h50, je me retrouve à l’antenne avec l’animateur Alain Marchal qui me présente comme monarchiste, candidat sur la liste Alliance Royale, et qui me laisse m’exprimer tout à fait librement, comme on peut le constater en écoutant les quelques minutes de mon intervention sur RMC (à écouter sur le site du GAR : http://www.actionroyaliste.com/index.php?option=com_conte... ).
Les quelques idées-forces que je tenais à faire passer lors de ce débat impromptu et, il faut le dire, assez inattendu mais plutôt heureux, étaient les suivantes, en rapport avec l’annonce d’une forte abstention : d’une part, si les électeurs se désintéressent de l’Union Européenne c’est sans doute parce que l’Union Européenne semble se désintéresser d’eux et, en tout cas, paraît bien ne pas les écouter lorsque la parole, référendaire en particulier, leur est laissée avec les résultats que l’on sait en 2005, en France ; d’autre part, l’UE apparaît de plus en plus lointaine et déconnectée de la « base », c’est-à-dire des réalités vécues par les citoyens, des difficultés sociales, des inquiétudes et des ressentiments face aux développements de la globalisation ; et, enfin, le fossé se creuse de plus en plus entre une « Europe légale », c’est-à-dire l’Europe officielle, celle de la Commission de Bruxelles et des parlementaires parfois élus par un nombre de voix dérisoire du fait des taux élevés d’abstention lors du précédent scrutin de 2004, et « l’Europe réelle », celle des Etats, des « appartenances nationales », des citoyens enracinés, etc.
Je crois en avoir dit un peu plus, même si, évidemment, il ne m’était pas forcément possible de développer beaucoup. En tout cas, j’ai essayé de faire bonne figure et de profiter de cette occasion donnée par RMC pour montrer que les monarchistes ne sont pas indifférents aux débats politiques et institutionnels contemporains. Le « Bonne campagne » que me souhaite l’animateur à la fin de ma petite intervention (répété aussi fort sympathiquement, hors antenne, par le responsable de l’organisation et du standard de RMC pour cette émission) m’a aussi réconforté et renforcé dans l’idée que toutes les heures que je passe à afficher, à écrire, à faire le siège des rédactions de la presse locale, à distribuer des tracts, à discuter avec ceux que je croise dans cette campagne monarchiste électorale, ne sont pas inutiles : alors, poursuivons et intensifions nos efforts ! « Ce n’est qu’un début, le combat continue »…
00:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, élections européennes, europe légale, europe réelle, abstention, les grandes gueules, rmc.
08.03.2009
Tête de liste royaliste aux élections européennes de juin.
En juin prochain se dérouleront les élections européennes pour désigner les députés au Parlement de Strasbourg et de Bruxelles, et ceci pour la législature 2009-2014. Les royalistes italiens ne seront pas les seuls à postuler pour cette assemblée et, comme en 2004, le mouvement français « Alliance Royale » présentera des listes sur toutes les circonscriptions de métropole, pour faire avancer l’idée d’ « une France royale au cœur de l’Europe », comme l’indiquent ses affiches et ses autocollants dont certains commencent à apparaître à Paris comme à Versailles et bien ailleurs aussi.
Par le passé, j’ai déjà porté les couleurs royalistes à des élections politiques, comme en 1988 et 1995 en Ille-et-Vilaine et en 2005 dans les Hauts-de-Seine, et, suite à la demande des dirigeants d’Alliance Royale, j’ai accepté d’être « tête de liste » de cette formation monarchiste pour la région « Ouest » (13 départements bretons, ligériens, charentais, etc.) pour le scrutin du 7 juin.
Ma candidature sous l’étiquette fleurdelysée Alliance Royale signifie-t-elle l’abandon de ma liberté de plume et de réflexion, celle-là même que j’exerce quotidiennement à travers mes diverses déclarations, discussions, interventions sur des forums de presse ou notes de ce blogue ? Bien sûr que non ! Il s’agit pour moi d’un autre moyen, et immédiatement efficace, dans le temps relativement court d’une campagne électorale, d’exprimer mon engagement et ma fidélité monarchistes, en leur donnant même une visibilité et, j’espère, une plus grande crédibilité aux yeux de nos contemporains.
L’idée est de conquérir les esprits, les intelligences et les cœurs plus encore que les voix : ce que nous semons par cette campagne électorale royaliste, et je parle pour les militants monarchistes engagés dans cette bataille des européennes, doit trouver à germer dans le paysage politique, par une présence plus marquée, plus habituelle et plus crédible, des royalistes, de leurs journaux, sites, mouvements ou personnalités, dans leur diversité et leurs différences, et, par delà, dans leur volonté de faire advenir la nécessaire Monarchie française.
Certains me chicaneront sur tel ou tel aspect du programme européen de l’Alliance Royale, aspect qui ne me ressemblerait pas ou serait même peu compatible avec ce que j’ai toujours dit et écrit, en particulier sur ce blogue personnel dont j’assume toutes les notes rédigées : je ne méconnais pas ces quelques différences d’appréciation et de positions, parfois importantes, mais elles ne me semblent pas pour autant décisives, et je n’y trouve pas un motif suffisant pour me défausser de mes devoirs de militant politique royaliste. Le plus important, pour moi, est de brandir au-dessus des urnes le drapeau royal, d’en faire l’étendard des espérances françaises et de bien le tenir dans les tempêtes qui s’annoncent.
Cela a toujours été ma ligne de conduite dans les différentes campagnes électorales que j’ai mené, et je m’y tiens et m’y tiendrai encore demain… Maintenant, au travail : mener cette liste Alliance Royale (ce que je considère à la fois comme un honneur et une charge utile) ne doit pas être un simple titre, c’est aussi le devoir de parler, d’écrire, de débattre, de chercher à convaincre, en somme de « royaliser le pays », à toutes les échelles possibles…



