26.02.2009
Mon engagement et mes insuffisances.
J’étais lundi dernier au Salon de l’Agriculture et certains ont peut-être regardé la vidéo dans laquelle j’évoque quelques aspects de l’agriculture française aujourd’hui menacée par la globalisation et une PAC trop productiviste : http://www.dailymotion.com/mychannel/Chauvinroyaliste/vid... .
En fait, cette petite vidéo n’est évidemment pas exhaustive de mes remarques, analyses et propositions sur ce sujet de l’agriculture française, et certains l’ont trouvée décevante parce qu’elle apparaissait plus improvisée que structurée autour d’un discours bien charpenté et approfondi : je plaide coupable, car c’est moi qui avait proposé cette forme de propos un peu désordonnés et spontanés, et je constate que, du coup, l’efficacité en a sans doute souffert. Mais cela va être aussi l’occasion de compléter cette vidéo par une autre, plus formelle et plus politique encore, dont le discours sera préparé à l’avance.
En fait, grâce à l’équipe d’amis du Groupe d’Action Royaliste et de ses alliés, je me suis remis à un travail politique inscrit dans une stratégie d’ensemble, en cherchant à être moins « perso » dans mon combat monarchiste que je livre depuis des années en « royaliste indépendant et disponible ». En même temps, je continue à travailler avec tous les mouvements, journaux et cercles monarchistes qui acceptent mon aide : que cela soit l’Alliance Royale dans le cadre des européennes de juin 2009 (j’en reparlerai longuement prochainement), le journal « L’Action Française » ou la Nouvelle Action Royaliste pour laquelle il m’arrive d’écrire des articles (dans Royaliste et Lys Rouge) et de coller des affiches (comme celles sur la défense de la Poste, service public), ou encore des blogues locaux comme celui de Bretagne (je suis d’ailleurs très en retard sur la publication de notes… Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa…), etc. (liste non exhaustive…).
Je voulais par cette note rappeler que, pour moi, être royaliste n’est pas un agréable passe-temps mais un véritable engagement quotidien ou, mieux encore, une « fidélité active et créatrice », dans mes différents cadres sociaux. Je ne suis pas nostalgique d’un âge d’or monarchique qui n’a jamais existé, mais désireux d’agir pour changer ce qui doit l’être et rendre au Politique ses droits et ses devoirs, à travers la recherche d’unité et d’indépendance de l’Etat au dessus des intérêts partisans et égoïstes.
Mon royalisme n’est pas théorique, il est bien vivant…
22.02.2009
Ne pas négliger l'agriculture (bis).
En 2005, sur mon blogue d’alors, j’avais rédigé quelques notes sur l’agriculture : en cette semaine du Salon de l’agriculture, auquel je me rends dès demain, il me semble utile de retravailler ce sujet, surtout au moment où la crise « rebat les cartes » et que l’on redécouvre les vertus d’une alimentation plus saine et d’une agriculture à la fois plus proche et plus traditionnelle, moins dépendante du Marché. Je suis en train de préparer un texte de tract sur ce thème agricole pour le compte du Groupe d’Action Royaliste et un texte plus documenté pour ce blogue que vous lisez actuellement… Sans oublier que je dois écrire un article sur les perspectives de l’agriculture française pour le journal Royaliste, et que je suis en retard !
En attendant, je me permets de rééditer la note déjà publiée en octobre 2005 et qui n’a pas totalement perdue de son actualité, me semble-t-il… Bien sûr, les chiffres sont à préciser, voire à corriger légèrement, et M. Mandelson a été remplacé (ouf !) à la Commission européenne. Mais, pour le reste, la note est toujours valable.
Ne pas négliger l'agriculture.
Il y a aujourd'hui environ 900.000 emplois agricoles directs en France, dont 300.000 salariés (chiffres donnés hier à France-inter). Mais, à l'heure où l'on parle tant de gagner la bataille contre le chômage, ceux-ci sont de plus en plus menacés, autant par les idées libérales d'un Peter Mandelson, commissaire européen de nationalité anglaise et peu soucieux de défendre les intérêts français dans les négociations à l'OMC, que par la PAC elle-même, qui raisonne plus en termes de compétitivité et de productivité qu'en termes humains et paysans...
Pourtant, l'agriculture est une chance pour notre pays, favorisé par le climat et la qualité des terres: certains l'évoquaient jadis (et le terme semble d'autant mieux choisi aujourd'hui...) comme "le pétrole vert de la France".
Il me semble nécessaire de ne pas laisser disparaître ce secteur d'activités et, même, de lui donner plus de valeur en particulier par une nouvelle orientation vers ce qui est qualifié d'"agriculture à haute performance environnementale". Cela doit se conjuguer à cette politique si nécessaire elle aussi d'aménagement ordonné et mesuré du territoire. Ce "redéploiement agricole", soutenu par un enseignement agricole qui doit être renforcé (y compris par une initiation dans les collèges et lycées, ce qui n'existe pas encore aujourd'hui), est plus qu'une stratégie, c'est une politique à long terme, vitale même pour l'indépendance alimentaire de la France.
Encore faudrait-il que l'Etat regarde un peu vers les campagnes rurales (et leurs potentialités) plutôt que vers les seuls horizons électoraux...



