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24/10/2021

Aux origines de la question sociale en France. Partie 3 : Les lois de 1763-64, un libéralisme fatal à la Monarchie ?

 

Voici la suite de la conférence donnée devant le Cercle Lutétia il y a quelques mois sur les origines de la question sociale en France. Cette troisième partie aborde les lois des dernières décennies de la Monarchie absolue qui, en croyant se moderniser, cède sans le savoir tout de suite aux sirènes d’un libéralisme économique qui, en définitive, lui sera fatal. Mais c’est aussi l’occasion de comprendre que la Monarchie n’est pas une théorie mais un régime humain qui peut faire fausse route, lui aussi, mais a le mérite de pouvoir apprendre de ses erreurs et dont les héritiers, au-delà même de la Révolution, ne négligeront jamais (à une exception près dont nous parlerons sans doute) cette question sociale dont la résolution la plus probante ne peut passer que par l’instauration d’une Monarchie renouant avec ses racines « justicières »…

 

 

La question sociale, que l’on confond trop souvent avec la seule question ouvrière, naît-elle au moment même de la Révolution française, ou quelques temps auparavant ? En fait, il n’y a pas une date unique à son apparition mais un temps plutôt resserré pour un véritable basculement, pour un « retournement » (certains emploieraient le mot de révolution) du « social » en France, avec des conséquences mondiales (du fait de la place éminente de la France dans le concert des nations avant 1789), et que l’on peut dater de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Plusieurs dates peuvent ainsi être repérées et envisagées pour signifier la « naissance » véritable de la question sociale dans notre pays : les années 1763-1764 ; le 4 août 1789 ; l’année 1791.

 

En effet, l’une des premières grandes offensives du libéralisme capitaliste est menée en 1763-1764 et celle-ci va directement à l’encontre de la notion de « roi nourricier » que Voltaire moquait dans un texte que rappelle Léo Imbert dans son ouvrage indispensable sur le Catholicisme social (1) : « Dans un de ses textes, Voltaire, résumant les grandes idées de cette école [physiocratique], fera dire à un Louis XV imaginaire que « le Bon Dieu m’a fait roi de France, et ne m’a pas fait grand panetier (…) Je veux être le protecteur de ma nation, et non son oppresseur réglementaire. ». » En fait, les physiocrates (promoteurs d’une forme de « capitalisme agrarien » comme le signale Hubert Méthivier dans son « Que sais-je » sur « le siècle de Louis XIV »), que l’on peut rattacher au courant libéral (sur le plan d’abord économique), ne portent guère d’intérêt pour la question sociale comme l’explique, avec le soutien de quelques références historiennes solides, Léo Imbert : « L’école physiocratique veut donc assurer au monde rural, et par là, aux grands propriétaires terriens, une liberté totale de production et de vente. L’évidence des lois de la nature ne doit plus être troublée par l’intervention de la régulation humaine. La première de ces « lois » se trouve dans l’inviolabilité absolue de la sacralité de la propriété privée, la seconde étant la liberté absolue et illimitée de la jouissance de cette propriété. Partisans d’un Etat minimal, respectueux des lois naturelles, les physiocrates promeuvent donc la règle du « laisser-faire, laisser-passer », abandonnant le commerce au libre jeu de l’offre et de la demande ; ils pensent ainsi aboutir automatiquement à un « bon prix », par nature raisonnable, ce qui aura pour conséquence logique la disparition, petit à petit, des disettes et autres famines. » L’histoire économique des deux derniers siècles et l’actualité économique de cet automne 2021 qui voit l’inflation progresser au risque de priver une part de notre population de la possibilité de se nourrir de bonne manière (c’est-à-dire suffisamment et de façon équilibrée), suffisent aisément pour démentir les illusions des physiocrates du XVIIIe siècle et des libre-échangistes du XXIe, du moins pour ceux qui prêteraient attention aux préoccupations concrètes des moins favorisés de nos concitoyens. Pour les physiocrates, la question sociale n’a que peu d’importance, et il est possible que cela soit la conséquence de leur libéralisme qui voit la liberté résoudre par elle-même et toute seule tous les problèmes de la société, suivant une pente « naturelle » qu’ils imaginent forcément vertueuse. Ce que souligne Steven Kaplan cité par Léo Imbert : « Résolus, sûrs d’eux-mêmes, proches du Pouvoir, écrit Kaplan, les physiocrates misaient sur la liberté pour transformer l’économie et la monarchie ; ils ne s’intéressaient pas aux problèmes (et aux coûts humains) de transitions d’un régime à un autre et ils se souciaient très peu des conséquences sociales et psychologiques de ces mutations. ». En somme, la liberté du Marché allait tout résoudre comme par magie, et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, sous le règne des grands propriétaires… Pangloss n’est pas loin !

 

Cette pensée physiocratique semble triompher par les lois de mai 1763 et de juillet 1764 : « Présentées comme des lois de libertés, elles établissent l’abolition de la police des grains ainsi que de toutes les institutions et règlements qui régentaient le commerce des subsistances. Le commerce est ainsi abandonné au principe de marché. Tout à chacun est désormais autorisé au commerce du grain, sans entrave. La spéculation, l’accaparement, ces « crimes suprêmes » quelques temps auparavant, deviennent ainsi autorisés. ». N’est-ce pas là une forme de « suicide de la monarchie », du moins de sa dimension « justicière » et « sociale » ? C’est ce que semble sous-entendre Léo Imbert : « La nature même du régime change alors. Louis XV, en reniant son rôle, en ne garantissant plus rien, déchire le contrat qui le lie au peuple. La monarchie absolutiste évolue vers une forme de pouvoir royal abaissé, appauvri, qui délaisse sa fonction sociale au profit des règles jugées rationnelles du marché. « Le peuple-consommateur perd donc sa place privilégiée et sa protection sociale, souligne Kaplan. S’engageant, pour la première fois dans l’histoire, nettement du côté des producteurs, le roi prend brutalement le contre-pied de la politique traditionnelle en appelant de ses vœux une hausse structurelle du prix des grains. L’économie libérale évince l’économie morale ; la croissance supplante la sécurité comme priorité ; le droit à l’existence devient étroitement une affaire privée. » » Cette « libéralisation » du commerce des grains aboutit à une véritable catastrophe quelques années plus tard, autant sur le plan alimentaire que social, et provoque une réaction politique des Parlements, devenus pour le coup « plus royalistes que le roi ». Et « Louis XV va (…) finir par faire marche arrière et reconnaître ses erreurs. Rétropédalant, il revient au système interventionniste antérieur. Mais quelque chose s’est brisé. » Le grand mérite de la Monarchie royale, c’est de pouvoir, justement, « reconnaître ses erreurs » et de changer de direction de politique sans remettre en cause l’équilibre même des institutions, « l’axe royal ».

 

Mais il est vrai que la Monarchie, en cédant un temps aux sirènes du libéralisme des physiocrates, a fragilisé ses fondations et, d’une certaine manière, sa « légitimité du service ». Que le roi Louis XVI, quelques années après, « invente » la formule de « justice sociale », n’est-ce pas là une manière de tenter de rappeler (ou de redéfinir ?) ce que doit être, fondamentalement, une Monarchie française qui ne doive rien aux jeux des féodalités financières et économiques ?

 

 

 

 

 

 

 

(à suivre : la Révolution française, la vraie brisure sociale ?)

 

 

 

Notes : (1) : Léo Imbert, un jeune historien des idées, a publié un ouvrage qui éclaire de façon lumineuse les éléments et les débats autour de la question sociale en France tels que les catholiques sociaux (souvent royalistes) les ont abordés et évoqués, tout en valorisant utilement les causes mêmes de cette question sociale qui nous occupe (et préoccupe…). « Le Catholicisme social. De la Restauration à la Première Guerre mondiale », publié en 2017 aux éditions Perspectives Libres, est absolument incontournable pour tous ceux qui veulent saisir l’ampleur de la question sociale issue du XVIIIe siècle et les réactions (et actions) des catholiques sociaux à celle-ci, au-delà des simples étiquettes faciles ou réductrices. Avec les ouvrages de Guillaume Travers (dont nous reparlerons également prochainement), celui de Léo Imbert constitue la base d’une nouvelle bibliothèque sociale que les royalistes (entre autres !) doivent se constituer pour comprendre et, au-delà, agir sur le terrain social, au-delà de l’histoire et dans la contemporanéité… La question sociale n’a pas disparu, si elle paraît moins présente dans le discours politique actuel, même en ces temps de présidentielle…

 

 

 

03/10/2021

Présidentielle : et si on passait à autre chose ?

 

Depuis quelques jours et quelques sondages, l’élection présidentielle apparaît plus ouverte qu’annoncée auparavant : durant quatre ans, les médias ont entretenu l’idée que le second tour ne serait rien d’autre que la répétition (à défaut d’être la revanche) de celui de la précédente élection de 2017, condamnant ainsi l’électorat à un choix peu motivant entre Mme Le Pen et M. Macron : il n’est pas certain que le choix final qui pourrait sortir de la joute du printemps prochain soit forcément plus heureux ! « Il faut que tout change pour que rien ne change », pourrait-on murmurer en voyant les nouveaux visages et les nouvelles promesses pour l’échéance de 2022. Non qu’il n’y ait des personnes de qualité et des idées parfois fort intéressantes qui traversent la campagne, mais elles semblent prises, les unes et les autres, dans un tourbillon médiatique et dans un tumulte d’imprécations qui en font perdre tout le sens et empêchent, souvent, le débat argumenté et constructif. D’aucuns me rétorqueront qu’une campagne électorale, surtout pour la place suprême de la République, n’est pas faite pour baguenauder intellectuellement et qu’elle est un violent « combat des chefs » (je dirai plutôt des « ambitions » sans que, d’ailleurs, cela soit toujours négatif si celles-ci dépassent la seule personne du candidat…) dont il ne peut sortir qu’un vainqueur. Je ne nie pas cette réalité politique et j’y vois une sélection qui, appliquée à d’autres fonctions, peut parfois être bénéfique. Mais là, il s’agit de donner une tête au pays pour cinq ans, un pays de 67 millions d’habitants et au PIB annuel de plus de 2.300 milliards d’euros, un pays puissance nucléaire (nucléaire autant civil que militaire) et membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, une nation historique et une puissance civilisationnelle… Tout de même, ce n’est pas rien et cela engage !

 

Dans mes premières lectures de Maurras, j’avais été très marqué par un argument du début de ses écrits royalistes qui, s’il ne pouvait encore s’appliquer à l’élection présidentielle (elle n’est redevenue « directe » que depuis la réforme de 1962, l’expérience de décembre 1848 ayant dégénéré en Second empire…), me semblait (et me semble toujours) fort pertinent : dans la finale d’une élection, le scrutin apparaît comme une double « soustraction », celle des voix du vaincu par rapport à celles du vainqueur, et celle des voix du vainqueur par rapport au corps électoral tout entier (qui, au demeurant, n’est pas le corps entier de la nation). Cette opération électorale, normale et habituelle, si elle peut être productive à divers échelons du corps politique de la nation (municipalités, entreprises, etc.) et si elle peut apparaître un moindre mal si le vaincu accepte de suite la victoire de son vainqueur sans remettre en cause la légitimité de celle-ci (ce qui n’enlève rien à ses droits et à ses pratiques d’opposant au Pouvoir légal et, même, peut les légitimer, au moins dans un système qui se veut démocratique et concurrentiel), n’est pas satisfaisante lorsqu’il s’agit de la magistrature suprême de l’Etat, particulièrement depuis que ce sont des hommes de partis ou de communication qui peuvent y accéder : de Gaulle, qui avait ouvert le bal, disposait par lui-même d’une légitimité qui dépassait largement la simple légalité d’un scrutin (celui de 1965, d’ailleurs, lui ayant démontré à son corps défendant – et à son grand désarroi - tous les risques d’une élection présidentielle), une légitimité désormais ravalée aux seules émotions qui fondent les votes, et ce n’est pas celle d’Antigone, mais plutôt celle, contrefaite et incomplète, de Créon !

 

Un vieux Camelot du Roi me disait jadis, avec un sourire que je ne sais toujours pas interpréter bien des décennies après, qu’il fallait « une campagne présidentielle sans l’élection, pour le bouillonnement d’idées et les discussions animées sans le risque de les voir à la tête de l’Etat » : au-delà de la boutade, l’idée n’est pas bête, loin de là, et elle mériterait d’être étudiée. Puisque l’on ne pourra jamais éviter que la parole s’enflamme quand s’engage une discussion politique, pourquoi ne pas en limiter les effets et canaliser toute cette énergie verbale et, parfois, intellectuelle vers d’autres horizons politiques (1) ? Cela permettrait une meilleure qualité ou honnêteté des débats, la « première place » étant justement placée hors de leur champ d’application. En « sanctuarisant » la magistrature suprême de l’Etat sans empêcher le débat politique (voire institutionnel), cette solution aurait l’avantage de dépassionner partiellement (la passion restant un moteur indéniable de la réflexion et de l’action politiques, à ne pas méconnaître pour éviter la « dépolitisation » ou, plutôt, « l’impolitisation » de la Cité française) la vie politique et les enjeux électoraux, ramenés à de plus justes et logiques dimensions : c’est l’un des avantages certains (et reconnus par nombre d’observateurs de l’histoire politique et institutionnelle) que pourrait procurer l’instauration d’une Monarchie royale à la tête des institutions du pays.

 

En somme, pour en finir avec cette « présidentielle permanente » qui caractérise la vie démocratique en France, le mieux serait d’établir une « autorité permanente », durable et éternellement renouvelable par la succession héréditaire, et qui garantirait le bon exercice de la « disputatio » politique dans le cadre des institutions, du Parlement à la Commune et au Métier. Pour que la transmission de la magistrature suprême ne se fasse plus à coups de slogans et de manœuvres délétères parfois, mais dans le dernier souffle d’un homme qui transmet la vie royale en perdant la sienne : « le roi est mort… Vive le roi ! »…

 

 

 

 

 

 

Notes : (1) : Les batailles électorales législatives, aujourd’hui dans l’ombre portée de la présidentielle et souvent dénaturées par le résultat de celle-ci, en seraient recrédibilisées, par exemple. Et cela serait vrai aussi des autres scrutins, régionaux, départementaux et municipaux, entre autres.

 

 

29/09/2021

Ce n'est qu'un début, continuons le débat !

 

« Il y a plusieurs chapelles dans la maison du roi » : derrière la formule bien connue des royalistes, il y a une réalité politique qui n’est d’ailleurs pas réductible aux seuls cercles et mouvements royalistes, et qui montre la pluralité du royalisme français, au point de parler parfois « des » royalismes français : quoi de commun, en effet, entre des légitimistes attachés au drapeau blanc et qui dénoncent à longueur de colloques « le nationalisme », et des militants maurrassiens qui se définissent d’abord comme nationalistes ; entre des royalistes sociaux prônant une justice sociale dont la formule même a été « inventée » par le roi Louis XVI et ceux des monarchistes qui ne jurent que par la liberté économique défendue par son ministre Turgot ; entre des partisans de la décroissance inspirés par Bernanos et Tolkien, et des « e-royalistes » qui espèrent que la Monarchie sera technophile et moderniste, voire scientiste ? Une enquête jadis menée par le groupe Sylm et dont les résultats furent publiés en 2009 avait déjà montré la très grand diversité politique des royalistes et de leurs choix sociaux et idéologiques, au risque (heureux, d’ailleurs) d’en finir avec les préjugés et les raccourcis trop faciles pour être crédibles…

 

Cette pluralité est sans doute heureuse, et je la défends en tant que telle : je ne suis pas favorable, en effet, à un royalisme « un et indivisible » qui risquerait de fossiliser toute doctrine et toute réflexion royalistes, quand l’une et l’autre doivent, à mon sens, se nourrir l’une l’autre pour espérer croître et prospérer au-delà des petits cercles fleurdelysés. Qu’il y ait des mouvements royalistes avec une ligne claire et ferme est tout autant nécessaire, ne serait-ce que pour donner une visibilité au royalisme lui-même et pouvoir, autant que faire se peut, s’introduire ou s’inscrire dans les débats de la politique française, y compris électoraux : la Nouvelle Action Royaliste et l’Action Française, aussi différentes soient-elles, incarnent chacune un positionnement royaliste qui peut agir sur le champ politique, de manière fort différente et, parfois, antagonistes. Mais il y a, en France, de la place pour plusieurs mouvements royalistes qui, chacun, s’adressent à des sensibilités et à des publics différents. A leur manière, tous œuvrent à la « (re)fondation royale » dans notre pays. Si vouloir les unir dans une seule entité est illusoire et, sans doute, inapproprié, les soutenir au gré des événements et selon les circonstances paraît possible et utile, comme le Groupe d’Action Royaliste a tenté de le démontrer en une décennie militante en s’engageant dans les campagnes électorales de l’Alliance Royale ou en valorisant les héritages des Camelots du Roi et de l’Action Française, tout en ouvrant de nouveaux « fronts » et de nouveaux chantiers idéologiques pour le royalisme contemporain dans les domaines de l’écologie et de la question sociale.

 

C’est ce travail de réflexion et de prospective que, à ma modeste mesure et selon mon temps et mes moyens (parfois fort limités, surtout pour le premier), j’entends poursuivre dans les semaines et les mois qui viennent, profitant de la campagne électorale présidentielle pour faire entendre une petite voix éminemment royaliste : il ne s’agit pas d’imposer, mais de proposer. J’ai engagé ces jours derniers une réflexion et une discussion sur la décroissance, thème (et terme) qui ne fait pas peur au royaliste que je me flatte d’être depuis quelques décennies déjà, en reprenant le fil largement tressé dans les années 1970-80 par Jean-Charles Masson sur « l’écologisme intégral » dans les colonnes de la revue de l’Union Royaliste Provençale Je suis français. Mais il est aussi d’autres domaines que je souhaite aborder à nouveau ces temps prochains, en particulier sur la question sociale, sur l’histoire de la Révolution française, mais aussi sur le globalitarisme contemporain et, sur le plan des propositions institutionnelles, sur la « Monarchie active », formule qu’il me faudra, évidemment, préciser et valoriser. Sans oublier la question de la définition de la « nation française » dans une optique plus « fédérative et fédéraliste » que celle aujourd’hui pratiquée par la République

 

Je n’ai pas vocation à être un doctrinaire, et mes petites notes politiques n’ont comme objectif que de susciter quelques discussions et, pourquoi pas, quelques engagements militants royalistes pour aujourd’hui et pour les générations qui montent et celles qui viennent. Si elles peuvent aider à « fonder » un nouveau projet royal français, tant mieux. Mais elles restent évidemment une initiative personnelle et n’engagent que moi-même : je ne puis affirmer que la Famille qui incarne l’histoire royale et sa promesse du lendemain soit lectrice et approbatrice de ces notes royalistes, ce qui n’enlève rien à ma fidélité à celle-ci. La Monarchie royale n’est pas une « grande chose morte » mais bien plutôt une « histoire en dormition », qu’il s’agit de préparer au réveil et au règne

 

 

17:44 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : débats, monarchie, royalisme.